Entretien avec Jean-Philippe Fischel

INNOVATION : un robot Décontamineur


Le département de l’Eure utilise un robot nommé Light Strike pour décontaminer des espaces communs notamment salles de classe et réfectoires. Solution proposée par la start-up normande UVFS Service qui commence à déployer cette solution dans plusieurs départements.

Rencontre avec Jean-Philippe FISCHEL, 52 ans, directeur général d’UV Flash Service. (UVFS)













On parle d’innovation. Quelle est la particularité de ce produit ?

Il s’agit d’un robot mis au point par Xenex, une société du Texas, robot largement utilisé aux Etats-Unis pour la désinfection des blocs opératoires et pour lutter contre les maladies nosocomiales.

Ce type de robot est aussi utilisé dans le domaine public, comme les stades, la NFL, les Spurs de san Antonio, les hôtels et Palaces… où il permet d’éradiquer les bactéries avec une efficacité de 99.99%

UVFS est Agent et partenaire de la société AB MEDICA à des fins de commercialisation du robot en France pour les milieux non médicaux.

Dans la pratique, comment cela fonctionne-t-il ?

C’est l’utilisation d’une lampe au xénon (gaz contenu dans l’air que l’on respire) qui permet avec cette lumière intense (plus intense que la lumière du soleil), pulsée de casser le brin d’ADN du virus. Le robot, Lightstrike, déploie un mat d’où une lampe au xénon flashe 67 fois par seconde et élimine virus, bactéries ou spores. Cela permet de décontaminer en deux minutes totalement une surface de 30 m²

Il n’utilise aucun produit chimique et est plus efficace que l’eau de Javel. Il s’agit d’une décontamination biologique et écologique et qui permet d’atteindre toutes les surfaces, contrairement à un nettoyage manuel où on en oublie toujours.


Auprès de qui proposez-vous ces robots ?

Dans les secteurs les plus variés : entreprises comme des plates-formes logistiques d’Intermarché, hôpitaux, hôtels ou club sportifs (stade de Caen). Et puis les collectivités pour les salles de classe. Dans une salle de classe où il y a eu un cas positif Covid-19, le robot la décontamine en quelques minutes.

En réalité nous intervenons à deux niveaux : avec les robots en curatifs, mais aussi en préventif grâce à des armoires pour purifier l’air.



Vous venez d’évoquer les armoires dites « purificateurs d’air ». De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de systèmes plus légers et moins couteux, « le système WOLF AIR PURIFIER , avec une installation rapide et facile. Ils permettent de renouveler complètement l’air et de l’assainir grâce à des filtres HEPA. Ils ont une vocation plus préventive que les robots « Lightstrike ». Ils permettent via les UVC de détruire les maladies contagieuses qui circulent dans l’air comme la grippe et le Covid-19, la gastroentérite les allergènes et d’abaisser considérablement le taux de CO2 présent dans l’air, qui sont véhiculées par les systèmes de climatisation et de ventilation. Ils détruisent virus, bactéries à 99,9%. Là encore, on élimine l’utilisation de produits toxiques et nocifs , tout en respectant la planète, Il s’agit d’une solution sans recours aux produits chimiques.


Pouvez-vous nous donner une idée des prix de ces produits ?

Le robot Lightstrike est commercialisé au prix de 150 000€ HT. Il existe des possibilités de location ou de leasing. L’idéal est d’en acquérir un seul pour plusieurs lieux afin de répondre rapidement à une demande urgente.

En ce qui concerne le purificateur d’air, les prix démarrent à 3900 € HT.

Encadré Eure

Le Département de l’Eure qui a surnommé le robot « Covidator » l’a utilisé d’un point de vue curatif à de nombreuses occasions après contaminations suspectées pour désinfecter l’Hôtel du Département et les parties communes et les salles de classe de ses collèges, notamment dans les collèges Roger Godeau aux Andelys, Vlaminck d’Avre-et-Iton, Simone Veil à Bourg Achard, Navarre à Evreux, Pierre et Marie Curie à Pont-Audemer, Jean-Claude Dauphin à Nonancourt…

Il s’agit d’une première pour une collectivité territoriale.


UV Flash Service