Grand entretien avec Christophe Guilloteau

Sa vie, ses passions, ses combats pour Rhône, à découvrir en exclusivité !


 Christophe Guilloteau

Conseiller régional, député, conseiller départemental puis Président du conseil départemental du Rhône,

Retour sur une vie consacrée à notre république.


«A Lyon, dans les locaux du Département.»


Devant notre surprise, la secrétaire précise bien l’adresse.


« Dans les lieux que nous partageons avec la Préfecture. »


On rencontre donc le Président du Rhône dans la ville siège, située hors du département !


Sorte d’extra-territorialité surprenante, un coin de Rhône au sein de la métropole lyonnaise.

Il ne s’agit pas de la seule particularité de ce département du Rhône, sorte d’OVNI institutionnelle.


Le bureau confortable est chaleureux. Au mur des tableaux, notamment un superbe paysage de Fusaro, artiste important de l’école de Lyon qui a peint les immenses fresques murales du fond de l'église de Saint-Jacques-des-Arrêts dans le Beaujolais. Des canapés agréables et au fond du bureau une cheminée.


Christophe Guilloteau nous accueille avec un sourire avenant. L’homme paraît direct, franc. Il élimine les scories du langage, ces précautions oratoires qui enveloppent, dénaturent, et travestissent la pensée.


Il aborde tout de suite la spécificité du nouveau Rhône : « Le département a toute sa place, à côté de la Métropole. Nous sommes deux collectivités très différentes. Ici, vous le constatez, on a une ambiance plus familiale, plus proche. »


Cette réalité comme la proximité lui tiennent effectivement à cœur. Il connaît parfaitement son territoire. Il suffit d’évoquer une commune du Rhône pour qu’immédiatement il nous cite le nom du maire, les particularités, l’intérêt touristique et économique.


Car il aime avant tout le terrain, aller à la rencontre des habitants du territoire. Il ne s’agit pas d’un artifice politicien mais d’un véritable goût pour le contact, un intérêt qu’il porte à son interlocuteur et que l’on perçoit immédiatement dans son regard. A l’image de Jacques Chirac dont il se souvient du coup de fourchette et de l’aptitude à serrer des mains et qui lui confiait la nécessité en campagne électorale de « manger et pisser dès qu’on le peut »


Gaulliste par conviction, il a poussé le mimétisme jusqu’à naitre un 18 juin, de l’année ou le général revient au pouvoir, 1958, et a exercé de nombreux mandats locaux : conseiller municipal de Belleville-sur-Saône (1983-1995), de Vaugneray (2001-2003), conseiller régional Rhône (1998-2008) et député du Rhône de 2003 à 2017), mais c’est avec le Département qu’il se sent le plus en harmonie. Parce que la Région lui paraît lointaine surtout depuis le redécoupage des grandes Régions. Bien sûr, il a pris beaucoup de plaisir à ces années passées à l’Assemblée nationale, mais considère que le rôle du parlementaire a diminué durant la dernière législature.


Pour lui, clairement le Département a toute sa place à jouer. Élu depuis 2008 dans cette assemblée, il assure que la crise du Covid a renforcé le rôle de proximité de cette collectivité.


Dans ce département qui vécut longtemps dans l’orbite centriste menée par l’ancien Président et ancien ministre Michel Mercier, Christophe Guilloteau a réussi une alliance quasi-totale entre droite et centre lors des dernières départementales et remporté 12 cantons du Rhône sur 13. Et encore dans le canton de l'Arbresle, les élus siègent dans le groupe centriste et ont voté pour lui à la présidence. 26 voix sur 26 donc, et il s’en amuse, moquant « un score un peu poutinesque » !


Mais, il le sait, il faut toujours se méfier des trop grosses majorités, et encore pire des unanimités. Les élus, à défaut d’opposition, peuvent s’inventer des tensions internes.


C’est pourquoi il faut « surveiller les taquins » et consacrer du temps à rencontrer les élus. D’ailleurs beaucoup sont devenus de véritables amis.


Christophe Guilloteau depuis longtemps, se passionne pour les questions de défense, au point de suivre l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale), capitaine de vaisseau dans la réserve, il fut vice-président de la Commission de la défense et des forces armées à l’Assemblée nationale. Il a aussi fait partie de très nombreux groupes d’études dans ce domaine et fut rapporteur de budget et de missions sur les sujets de défense militaire et civile. Il est l’auteur de plusieurs textes dans ces domaines.


Au niveau local, il considère qu’un des sujets majeurs concerne le foncier. En effet, notamment à la suite de la crise du Covid, on assiste à un véritable exode des habitants de Lyon intra-muros qui cherchent à se loger à la périphérie. Le Département est directement concerné et veut lutter contre la spéculation. Président de l’OPAC du Rhône depuis 2015 ; Christophe Guilloteau souhaite utiliser cet outil.


A titre personnel, on lui connaît une grande passion : la plongée sous-marine (il est moniteur diplômé) qu’il exerce principalement dans le Var.


Des compétences au service de la population


Collectivité locale de proximité, le Conseil départemental exerce, à l’échelle de son territoire, les compétences qui lui sont confiées par la loi.
Depuis 2015, le Département du Rhône dispose d’une nouvelle configuration territoriale avec la séparation de la Métropole de Lyon. C’est une exception française.

« Rhônette la mascotte du Département sur la ligne de départ du marathon du Beaujolais »
« Rhônette la mascotte du Département sur la ligne de départ du marathon du Beaujolais »

Grâce à ses politiques sociales innovantes et à ses investissements, le Départe- ment constitue le premier acteur des solidarités humaines et territoriales. Sur le territoire, le Département est représenté par des Maisons du Rhône, dans chacun des 13 cantons. Elles offrent aux Rhodaniens un accueil de proximité.


SOLIDARITÉ, ACTION SOCIALE ET SANTÉ

Véritable « chef de file » des solidarités, le Département accompagne les Rho- daniens à toutes les étapes de la vie et est présent pour les familles et tous ceux confrontés à des difficultés sociales, économiques ou humaines.

Il intervient dans le champ de l’enfance (protection maternelle et infantile, adop- tion, protection de l’enfance, soutien aux familles en difficulté), du handicap (héber- gement, insertion sociale et aides financières aux personnes handica-

pées), des personnes âgées et de la dépendance (création et gestion des maisons de retraite, aides), de la gestion des allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH), de l’insertion et de l’emploi.


COLLÈGES

Le Rhône s’engage à construire, rénover, entretenir et équiper les 33 collèges publics de son territoire, subventionner les 18 privés, assurer le fonctionne- ment des demi-pensions des collèges, gérer les agents techniques des col- lèges, assurer le transport des collégiens vers les sites sportifs, et la location d’installations sportives dans le cadre des cours d’EPS.


CULTURE, TOURISME, SPORT

Le Département dispose d’une médiathèque avec 2 sites (Chaponost et Limas) afin d’alimenter les 156 bibliothèques municipales des communes de notre territoire.


Unique musée du Département, le Musée et Site archéologique de Saint-Romain-en-Gal – Vienne dispose d’une image moderne qui allie son ancrage archéologique à sa résonnance au monde contemporain grâce à une programmation d’expositions, d’événements et de ren- dez-vous culturels invitant scientifiques, archéologues, artistes plas- ticiens, musiciens et publics à revisiter cet héritage exceptionnel.


Les Archives départementales et métropolitaines du Départe-ment du Rhône et de la métropole de Lyon constituent la mémoire des habi- tants du territoire.

Le Département accompagne et développe la pratique du sport, en soute- nant les associations et des manifestations sportives de haut niveau et le déve- loppement des sections sportives des collèges.


Le Rhône affirme également son soutien à différentes filières touristiques : l’oeno-tourisme/gastronomie, les randonnées, le tourisme fluvial, culturel et patrimonial.


DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES ET INFRASTRUCTURES

L’aménagement et le développement équilibré des territoires fait partie des principales préoccupations dans l’exercice des missions départementales, ce que le Rhône concrétise à travers le Partenariat territorial, qui fait de lui le partenaire privilégié des communes et communautés de communes.

Le Département du Rhône est un territoire agricole. Il est le partenaire historique des agriculteurs : les conventions de partenariats avec la Chambre d’agriculture et les aides exceptionnelles en témoignent.


LE PROJET DE TERRITOIRE

Le Département du Rhône s’investit dans l’aménagement en très haut débit de son territoire. Atout essentiel de développement territorial, l’aménagement numérique en très haut débit est un facteur de modernité, de vitalité et d’attractivité du territoire rhodanien. En 2022, 100% des foyers et locaux professionnels du Rhône pourront ainsi se raccorder à la fibre.


Le Département intervient aussi dans le domaine de l’envi- ronnement (eau, déchets, protection des espaces naturels...). Il est chargé de la construction et de l’entretien des 2872 km de routes départementales.


Le Département et la Métropole de Lyon participent à la gestion du Service Dé- partemental et Métropolitain d’Incendie et de Secours. Bien que le SDMIS soit une entité autonome, le Conseil départemental lui apporte un soutien financier. Les dépenses comprennent notamment l’organisation de la lutte contre l’incendie et celle des secours en cas de catastrophe.


« La proximité et l’agilité : la recette des Départements »

Monsieur le Président, vous avez été réélu en juillet dernier à l’unanimité des 26 conseillers départementaux, pouvez-vous nous faire un bilan de votre premier mandat ?

En 2015, nous devions relever un double défi avec mes collègues de la nouvelle majorité départementale. Nous devions à la fois redresser les comptes qui étaient dans le rouge et recréer un Département à part entière à côté de la Métropole de Lyon créé par la loi Maptam.

Nous avons dû aussi comme tous les départements nous adapter à la loi Notre et au pacte financier de Cahors.


Un de vos confrères journaliste titrait il y’a un an : « le département du Rhône : petit mais agile ! » Je ne valide pas le petit car nous sommes aujourd’hui dans la moyenne des 102 départements français mais agile et novateur : je le revendique.

En effet si certains estimaient que le Rhône n’avait que peu d’avenir, les efforts réalisés en matière d’optimisation des politiques publiques montrent que le Département a su s’imposer comme véritable échelon de proximité avec les maires pour assurer un service public de qualité plus adapté et plus efficace pour les rhodaniens. « La proximité et l’agilité : la recette des Départements. »


D’ailleurs les électeurs, comme les observateurs (la CANOL par exemple) ou la Cours des comptes (dans le cadre de la certification) ont validé notre politique du premier mandat et nos résultats du redressement financier, sans augmenter les impôts.


Votre siège est aujourd’hui à Lyon, c’est une exception française, pouvez-vous expliquer ce choix ?

Comme tous les départements français nous avons notre siège dans la ville-préfecture. Proche des administrations, Lyon reste la ville de rassemblement de notre territoire. Dépenser au moins 85 M€ pour un nouveau siège, cela n’a aucun sens.


Par contre, notre plan de mandat va affirmer notre présence sur les territoires dans tous les domaines : nouveaux centres techniques routiers, nouvelles Maisons du Rhône, nouvelles médiathèques départementales, nouveaux collèges … Notre collectivité doit agir équitablement en proximité sur tout le territoire, en milieu plus urbain comme en zone rurale. C’est notre boussole politique.


Une boussole pour votre projet de mandat, mais est-ce déjà une réalité ?

Oui ! L’ADN des élus de notre département est d’être sur le terrain tous les jours. Nous sillonnons le département en permanence. Pour les services, la proximité c’est des sites dans tous les cantons, des outils numériques (pour les échanges de documents) et surtout un état d’esprit. Être proche, c’est s’intéresser à l’autre et savoir l’écouter.

Chaque Rhodanien peut aller dans la Maison du Rhône de son choix et non uniquement celle de son lieu de domicile. Sur les territoires les 21 Maisons du Rhône accueillent chaque jour 120 000 personnes par an répond à 206 000 appels téléphoniques.


Vous avez 6 maisons du Rhône labellisées ou en cours de labellisation France services, pourquoi avez-vous fait ce choix ?

Nous avons vu l’opportunité de renforcer notre service de proximité. J’ai fixé un objectif que les maisons du département soient pour les rhodaniens le lieu ressource complémentaire des mairies. Nous avons des projets en matière d’inclusion numérique, de prévention des risques d’usages d’internet, d’accompagnement des jeunes parents et la prévention du vieillissement… des sujets de la vie quotidienne !


François Sauvadet a mis en exergue pour sa présidence à l’ADF le couple Maire- Président du Département qu’en pensez-vous ?

C’est un point d’accord majeur que j’ai avec lui. Dans le Rhône nous avons instauré dès le début de notre premier mandat : une politique forte de partenariat territorial avec les communes avec un appel à projet annuel doté de 10M€. Par rapport aux autres départements qui aident leurs communes nous avons la spécificité de verser la totalité du financement attribué aux projets retenus dès la signature du partenariat. L’objectif est de prendre en compte les difficultés de trésorerie ; en particuliers dans les petites communes.

Ce partenariat va plus loin. Nous mobilisons notre agence technique départementale avec plus de … projets par an pour accompagner les maires qui nous en font la demande et depuis l’an dernier l’OPAC du Rhône, dont je suis le Président, accompagne les communes avec sa compétence aménagement pour réaliser des opérations comprenant des logements ; notamment dans le cadre de réhabilitation de centre bourg.

J’ai aussi demandé que le futur schéma des solidarités prennent en compte davantage la relation ccas-Département afin de garantir un accompagnement plus efficient des publics précaires et surtout pour fluidifier l’échange d’informations.



Vous parlez du partenariat avec les communes et quand est-il de votre relation avec les 12 EPCI du territoire ?

Le lien entre les deux sujets, c’est que les EPCI sont des établissements au service de l’aménagement et du développement du territoire ; et donc des communes et leurs habitants. Concrètement en 2020, nous avons lancé la démarche PACTE RHÔNE pour renforcer nos liens avec les EPCI mais aussi avec de nombreux partenaires du territoire : CAUE, Agence d’Urbanisme, CCI, CMA, OPAC du Rhône, Chambre d’agriculture, la SERL (SEM d’aménagement)…

« Nous somme un Département bâtisseur au service notre territoire. »

L’objectif est simple et fédérateur : développer une vision prospective commune pour agir plus efficacement ensemble. La mutualisation c’est la clef du succès.

Sur le plan politique, le PACTE Rhône c’est une conférence des présidents d’EPCI et de l’exécutif du Département tous les trimestres pour impulser et imaginer des solutions nouvelles face aux défis que nous devons relever.


Pouvez-vous préciser les défis ?

J’ai l’habitude de dire que les deux défis sont : le foncier et l’eau. L’eau c’est un enjeu majeur pour l’avenir. Il va falloir sortir des discours et passer à l’action avant qu’il ne soit trop tard.

Nous allons engager dans la cadre du PACTE RHÔNE un travail collectif pour élaborer un plan d’action pour la ressource en eau.

Le foncier c’est l’agriculture (avec les enjeux forts en alimentation), l’économie (avec la tension pour la création de zone d’activité) et le logement.


Je crains une grave crise du logement si nous ne nous mobilisons pas. C’est pourquoi nous avons travaillé en conférence des présidents d’EPCI sur l’élaboration de la stratégie habitat et nous avons lancé un plan ambitieux d’investissement à l’OPAC. Là aussi, je souhaite que dans les prochains mois nous puissions avoir un document qui fasse collectivement référence afin de négocier avec l’Etat la délégation de l’aide à la pierre.


D’autres départements ont initié des démarches similaires à celle du PACTE Rhône, à votre connaissance en quoi est-elle singulière ?

Le Pacte Rhône se construit dans un contexte singulier : celui du Rhône après la phase de scission avec la métropole de Lyon. Nous avons donc la volonté partagée de nous organiser avec les moyens à notre disposition pour écrire ensemble un véritable projet de territoire. Pas « contre » la métropole mais « pour » le territoire du Rhône et ses 460632 habitants. Vous voyez l’enjeu est à la fois stratégique et opérationnel. J’oserais presque dire identitaire pour tous les bassins de vie qui fondent les intercommunalités et le Département. Nous avons besoin d’affirmer haut et fort notre volonté de prendre en main le destin de ceux qui vivent ou entreprennent, apprennent, se cultivent ou se divertissent sur notre territoire.


Votre réponse me conduit à vous interroger sur le rapport entre le Département et la Métropole de Lyon.

Vous savez le phénomène tant commenté de métropolisation évolue fortement avec la Covid et le télétravail, ici comme dans tous les territoires voisins des métropoles françaises. Comme nous manquons tous de recul parce ce que nous sommes toujours dans la crise Covid, nous ne savons pas si les tendances démographiques sont durables.

Si elles le sont, la question de la relation entre les territoires du Rhône et Métropole de Lyon va devenir de plus en plus complexe car l’aspiration à vivre à la campagne génère plus de voitures et de saturation des réseaux d’entrée dans la métropole, alors que celle-ci limite les voies d’accès et les projets de métro à destination des communes périphériques.


Que pensez-vous nécessaire de faire ?

Dans le cadre du CPER, nous promouvons l’idée auprès de la Région et l'Etat que la priorité doit être au développement des emplois et de la formation au sein des bassins de vie du Rhône pour limiter les déplacements. Il va falloir investir et permettre la libération de fonciers au service du développement économique en zone rurale. Je regrette d’ailleurs que nous ne puissions pas assurer la cohérence du projet de territoire en intégrant le volet mobilité au CPER. Je crains enfin que le « zéro artificialisation nette » (ZAN) ne soit un handicap à cette démarche qui pourtant est indispensable pour réduire les déplacements.


Mais pour revenir à la métropole de Lyon : quel regard portez-vous sur la mise en Place effective du suffrage universel direct des conseillers métropolitains lors des dernières élections ?

Quand j’étais parlementaire, j’avais la conviction que les grandes intercommunalités devaient avoir des élus issus du suffrage universel. Pour lever l’impôt il faut avoir le suffrage du peuple ! Cette idée a toujours été un fil conducteur pour moi. Au sein de l’ADF, en tant que Vice-président, François Sauvadet m’a confié le sujet des métropoles. Je vais consulter mes collègues pour construire une position actualisée en fonction des enjeux dans tous les territoires. Il me semble aussi que la mission d’information du Sénat devrait nous éclairer à ce sujet.


Pour en revenir aux compétences quelles sont vos autres priorités?

« Nous avons fait un premier mandat de gestion, ce qui nous permet de faire un second mandat de construction. »


En matière de collèges, de routes, de Ponts nous avons beaucoup de projets :


Vous voyez, on marque ce début de mandat avec de grandes décisions : en investissement, on vient de voter un plan collèges 2025, ambitieux et visionnaire conscient des enjeux de croissance démographique, avec la construction de deux nouveaux collèges pour 55 millions d’euros.


« Suite au débat, le Président a tenu à afficher dans son bureau les deux panneaux de limitation de vitesse »
« Suite au débat, le Président a tenu à afficher dans son bureau les deux panneaux de limitation de vitesse »

Compte tenu de la croissance démographique il nous faudra dès ce mandat réfléchir à la construction d’un autre collège sous le prochain mandat. Mais il faut l’anticiper et commencer à y travailler dès maintenant.


Nous avons lancé la rénovation de deux Ponts le Pont de Condrieu et le Pont de Belleville, l’un relie le Rhône à l’Isère et l’autre à L’ain. Ces projets sont cofinancés par mes collègues Barbier et Duguerry. (17 millions pour Condrieu et plus de 8 millions pour Belleville) Vous voyez le Rhône est au cœur de la Région…


En matière de solidarité compétence obligatoire, vous dites que le Département excelle ? Qu’avez-vous donc fait pour optimiser le service à l’usager ?

En effet, chef de file des solidarités, le Département accompagne quotidiennement les rhodaniens à toutes les étapes de la vie. Je rappelle que cela représente près de la moitié du budget global.


Le Département du Rhône, un département précurseur et engagé dans le partenariat avec les acteurs de son territoire : Soucieux d’adapter l’offre de services aux besoins repérés de sa population, le Département du Rhône s’est engagé dès 2018 dans un partenariat rénové avec les services d’aide à domicile de son territoire. En effet, très vite, il est apparu comme une absolue nécessité de valoriser les métiers de l’aide à domicile avec des financements supérieurs aux tarifs réglementaires, mais également de mettre ces financements au service de la qualité de l’accompagnement apporté à la population.


« Trois axes majeurs d’amélioration du service rendu au public ont ainsi été définis par le Département, en permettant à tout usager du territoire de :

  • Bénéficier d’interventions à domicile 7jours/7 sans surcoûts

  • Disposer de professionnels qualifiés intervenant à son domicile sans surcoûts

  • Bénéficier d’interventions à domicile quel que soit son lieu d’habitation sans surcoûts. »


Grâce à une contractualisation pluri-annuelle, partagée avec les acteurs et fondée sur une logique de coresponsabilité, ce sont, 4 années plus tard, 90% des heures départementales qui sont réalisées par des structures partenaires. Un modèle vertueux, repris par la CNSA et désormais proposé à l’ensemble des départements de France.


Le Département du Rhône, un département engagé dans la modernisation de sa relation aux usagers et partenaires : Depuis 2016, le Département du Rhône s’est engagé dans une démarche de modernisation de ses démarches administratives sur le champ de l’autonomie, par la mise en place d’outils dématérialisés comme nouveaux modes de communication (dépôt de demande en ligne).


Nous avons créé une plateforme Rhône+ Handicap.


Celle-ci permet de suivre une demande de dossier handicap dans le Département du Rhône Ce service propose une information personnalisée, en temps réel

et à tout moment, en plus de réponses apportées à la Maison Départementale et Métropolitaine de Personnes Handicapées (MDMPH), élargissant ainsi l’offre proposée aux usagers.

Celui-ci vise à recenser l’information existant sur le champ du handicap, les champs d’intervention des partenaires.

Parce que l’accompagnement des personnes en situation de handicap nécessité d’adapter nos modalités de réponses et de faciliter l’accès à l’information. Pour cela nous avons travaillé avec les associations handicap.

(Rhône + Handicap : https://mdmph.rhone.fr)


Le Département du Rhône a fait le choix en 2021 de faire partie des départements expérimentateurs d’un outil de dépôt en ligne de demande d’aide à l’autonomie, conjoint avec la CARSAT. Désormais, toute personne de +60 ans peut déposer une seule demande d’aide à l’autonomie qui sera redirigée et instruite par le Département ou la CARSAT en fonction des besoins de l’usager. Il s’agit donc ici de poursuivre l’engagement de la collectivité dans la simplification des démarches administratives des usagers, et de faciliter le parcours des familles dans l’accès à celles-ci.


Afin de renforcer l’information des publics sur les aides attribuables par le Département, deux simulateurs ont été mis en place, le premier sur l’éligibilité au dispositif APA et le second sur l’obligation alimentaire dans le cadre de l’aide sociale à l’hébergement.

Disponibles à partir du site internet du Département, ils permettent à tout usager de déterminer sur la base de quelques questions simples s’il peut prétendre au bénéfice de l’APA ou calculer le montant de l’obligation alimentaire qui lui serait demandée par le Département en cas de recours à l’aide sociale pour l’hébergement de son parent par exemple


Comme les autres Départements vous œuvrez pour le déploiement du très Haut Débit sur votre territoire, où en êtes-vous ?


Oui tout à fait, c’est une priorité de territoire, mais contrairement à l’ensemble de mes collègues, le déploiement de la fibre dans le Rhône coûte zéro euro !

Pour cela nous avons signé deux conventions une avec l’Etat et Orange et une seconde avec les deux opérateurs Orange et SFRFTTH devenu XP -Fibre

Ce qui montre aussi que notre territoire est homogène dans son attractivité et son dynamisme.

Nous devrions avoir terminé l’aménagement en très haut débit pour tous les rhodaniens d’ici la fin de la l’année 2022.


« Comme vous pouvez le constater : Proximité – Solidarité- innovation : le Département est en action. »


Aller au plus près des acteurs du territoire, être à l’écoute des Rhodaniens soutenus à travers les politiques publiques départementales c’est une volonté forte.