Introspection du mois !

C’est quoi être participatif : c’est solliciter une personne ou un groupe de personnes pour résoudre une problématique et trouver ensemble une solution à mettre en place.


Jean-Pierre Boisoteau

Nous sommes beaucoup sollicités en cette période électorale ! Est-ce l’utilisation du mode participatif ? Absolument. Cela devrait satisfaire tout le monde ? Et bien non ! Cela provoque même beaucoup de déçus à en croire les médias.


Au cours de nos interventions pédagogiques, nous avons rencontré de nombreux responsables affirmant être plutôt participatifs dans leur manière de communiquer appréciant le dialogue et l’échange.


C’est quoi être participatif : c’est solliciter une personne ou un groupe de personnes pour résoudre une problématique et trouver ensemble une solution à mettre en place. Cela devrait être motivant ? Et bien pas nécessairement ! Combien de fois au cours de nos audits d’ambiance, avons-nous entendu : « on ne nous écoute pas » ou « cela ne sert à rien, les dés sont pipés d’avance »…

Quelles sont les causes à ces remarques de démotivation :

- une formulation floue, non cadrée, sans limite de la problématique à résoudre qui s’apparente à un brainstorming d’où rien ne ressort.

- une volonté de faire plaisir en sollicitant, sans tenir compte des idées émises.


Vouloir utiliser le style participatif requiert de la préparation à bien clarifier le cadre de la réflexion et demande également d’être prêt à accepter la différence — humilité devant une meilleure idée qui en plus n’est pas la sienne !


Bien sûr, certains coéquipiers attendent plus d’un responsable qu’il dicte les actions à réaliser plutôt que de les faire réfléchir ; c’est moins stressant.

Pourtant ce mode de fonctionnement de management possède de multiples intérêts :

- l’efficacité — plus forts à plusieurs que seul,

- la créativité — stimule durablement l’intelligence de situation,

- la motivation — valorise la contribution,

- l’ambiance de travail — construire en équipe,

- la responsabilité — acteur et non spectateur,

- l’action immédiate — l’envie de faire de suite.


Nous avons été témoins dans diverses organisations des bénéfices obtenus tant financiers qu’humains.


Être participatif, ce n’est pas une technique comme certains le pensent, c’est un comportement qui s’acquiert avec le temps. Cela réclame un état d’esprit de partage.


Alors, comment acquérir cette posture participative ?

- Par un coaching… avec nous ☺ pour combattre quelques résistances, changer des habitudes ou tout simplement se faire confiance pour faire confiance… Être prêt à déployer une certaine abnégation et challenger son humilité !

- En préparant ses sollicitations : clarification du résultat à obtenir et indication des contraintes ou limites à respecter comme la date acceptable de réponse.

- Par l’anticipation de la demande. Le style participatif réclame du temps et nous vivons à l’époque de l’immédiateté. Nous voudrions que les personnes nous disent spontanément ce que nous avons envie d’entendre ; que nos interlocuteurs nous trouvent la solution miracle en quelques secondes alors qu’ils viennent de découvrir le sujet. Cela veut dire apprendre ou réapprendre à être patient !


Si vous saviez le nombre de remarques que nous avons entendues près de la machine à café de l’entreprise, en écoutant les conversations des salariés entre eux : « moi, si on m’avait demandé » ou « c’est pas ce que j’avais dit » ou « il y avait bien plus simple et moins cher »…

En qualité de responsable d’équipe ou de projet, ne devrions-nous pas nous interroger sur la quantité de propositions qui nous sont transmises pour validation ? Rappelons-nous que l’ambiance d’une équipe se mesure à sa force de propositions.


Nous sommes entourés de coéquipiers bouillonnant d’idées. Sollicitons-les, écoutons-les vraiment, osons mettre en place leurs suggestions. Nous risquons seulement de réussir tous ensemble !!